Position de l'éléphant (kamasutra) : la guide complet et ses variantes

Ne vous fiez pas au nom. La position de l’éléphant sonne lourd, presque comique, et pourtant c’est l’une des variantes les plus câlines du kamasutra. Personne n’écrase personne ici : il s’agit d’offrir à sa partenaire tout le poids et toute la chaleur de son corps, allongé sur elle de tout son long, pour une pénétration par l’arrière bien plus enveloppante que ce que le nom laisse deviner.
Concrètement : la femme s’allonge à plat ventre, cambre les reins et relève légèrement les fesses. L’homme vient se poser sur elle, poitrine contre dos, pour la pénétrer. Une position éléphant qui mérite mieux que sa réputation.
Pourquoi la position de l’éléphant fonctionne aussi bien
Ce qui la distingue des autres variantes de levrette ? Ici, la pénétration n’est pas le seul objectif. Ce qui frappe, c’est le contact : les deux corps sont collés du haut en bas, peau contre peau. Cette proximité change l’ambiance du rapport. On passe d’une levrette parfois brute à quelque chose de plus tendre, presque enveloppant, sans rien perdre en intensité.
Côté angle, le pénis pénètre le vagin selon une trajectoire qui peut, selon la cambrure adoptée, flirter avec la paroi antérieure et donc le fameux point G, ou s’orienter davantage vers le col. La femme garde un contrôle non négligeable sur cet angle en jouant sur sa cambrure et l’écartement de ses jambes. Ce n’est donc pas l’homme seul qui mène la manœuvre, contrairement à ce que le nom laisse croire.
Reste l’aspect psychologique, qui compte tout autant. Dans la levrette classique, la femme se retrouve exposée, parfois vulnérable. Ici, le poids du partenaire, sa chaleur, sa présence juste au-dessus créent une sécurité qui n’exclut en rien l’excitation. Certaines y trouvent une domination douce, d’autres simplement un câlin qui tourne bien.
Comment bien se placer
La mise en place demande un peu d’attention, rien de compliqué. Voici comment procéder.
La femme s’allonge sur le ventre, creuse les reins et relève légèrement les fesses pour offrir un accès facile à la pénétration. Un coussin glissé sous le bassin change tout : il évite de forcer le dos et maintient l’angle sans effort dans la durée. Elle peut aussi écarter les jambes, ou une seule de façon asymétrique, ce qui offre au passage une vue assez délicieuse à son partenaire.
L’homme, lui, s’allonge sur elle, à plat ventre également, en épousant la forme de son dos et de ses fesses. C’est le moment où beaucoup ont envie de se laisser complètement aller, et c’est justement l’erreur à éviter. Mieux vaut prendre appui sur ses avant-bras pour garder un minimum de mobilité et de tonicité dans le bassin, plutôt que de s’affaisser entièrement. On fait sentir sa présence, pas son poids mort.
Une fois la pénétration installée, la femme peut resserrer les jambes, croiser les chevilles ou simplement serrer les cuisses. Le vagin se resserre, chaque va-et-vient se fait plus précis, et le pénis est comprimé sur toute sa longueur. Une astuce simple qui change beaucoup de choses.
Variantes et ajustements
La position de l’éléphant se prête bien aux petits réglages. Chaque ajustement modifie sensiblement les sensations.
- La cambrure des reins : plus elle est marquée, plus l’angle de pénétration se rapproche de la paroi antérieure du vagin. Moins elle l’est, plus la trajectoire s’oriente vers le col. La femme a un vrai levier entre les reins.
- L’appui de l’homme : redressé sur ses avant-bras, il ajuste l’angle et la profondeur, et libère une main pour caresser le corps de sa partenaire, glisser jusqu’à ses seins ou descendre vers son clitoris. Complètement allongé, il privilégie le contact et l’enveloppement au détriment de la mobilité.
- L’écartement des jambes : jambes légèrement ouvertes, la pénétration est plus facile et plus profonde. Jambes serrées ou chevilles croisées, le vagin se resserre et les frottements gagnent en intensité, un peu à la manière de la levrette jambes croisées.
- Le coussin sous le bassin : un détail qui change tout sur la durée. Il maintient la cambrure sans fatiguer le bas du dos, ce qui permet de tenir la position bien plus longtemps sans grimace.
Un mot sur l’ambiance sonore : les visages ne se voient pas, mais les bouches restent libres. C’est l’occasion idéale pour glisser quelques mots doux ou franchement crus au creux d’une oreille, mordiller un lobe, embrasser une nuque. Ce que les regards ne peuvent pas se dire, les mots s’en chargent très bien.
Pour qui, et à quoi faire attention
Net avantage sur la levrette classique : la position de l’éléphant est beaucoup moins fatigante pour la femme, qui repose entièrement sur le matelas plutôt que de tenir en appui sur ses bras. Elle est aussi moins impudique, puisque le corps du partenaire recouvre le sien. Pour les femmes qui trouvent la levrette trop exposante, c’est une excellente porte d’entrée vers ce type de pénétration par l’arrière.
Elle demande en revanche un peu de souplesse au niveau des lombaires, à cause de la cambrure nécessaire. Rien d’extrême, mais mieux vaut écouter son dos et ajuster le coussin ou la cambrure si une gêne apparaît. Elle est aussi à éviter pendant la grossesse : la position à plat ventre n’est tout simplement pas compatible avec un ventre arrondi.
Côté homme, le risque principal est de fatiguer les avant-bras si le rapport s’éternise. Rien de dramatique : on change d’appui, on redistribue le poids, ou on enchaîne vers une autre variante le temps de souffler.
Un dernier point si vous aimez les positions à grande amplitude : celle-ci risque de vous frustrer un peu, le corps de l’homme posé sur celui de la femme limitant naturellement les grands battements de bassin. Ce que la position de l’éléphant perd en amplitude, elle le regagne largement en intensité du contact. À chacun ses priorités.
Questions fréquentes sur la position de l’éléphant
C’est quoi la position de l’éléphant ?
C’est une variante de la levrette où la femme s’allonge complètement à plat ventre, les reins cambrés et le bassin légèrement relevé, tandis que l’homme se couche sur elle de tout son long pour la pénétrer. Contact corporel maximal, moins impressionnante que son nom ne le laisse penser.
La position de l’éléphant fait-elle mal à cause du poids du partenaire ?
Non, si l’homme prend soin de s’appuyer sur ses avant-bras plutôt que de s’affaler entièrement. L’idée est de faire sentir sa présence, pas d’écraser sa partenaire. Un simple ajustement d’appui règle le problème.
La position de l’éléphant permet-elle une pénétration profonde ?
Pas particulièrement, et c’est justement sa force : la pénétration reste modérée, mais le contact entre les deux corps, le frottement du bassin contre le clitoris et la compression du vagin par les cuisses serrées créent des sensations très intenses malgré tout.
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